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 30/07/2010 - Une escroquerie aux fausses annonces de logement mise à jour
 30/07/2010 - Les opérateurs français tentent de valoriser un métier pour lequel ils demandent aussi plus de flexi
 30/07/2010 - La couverture du matériel utilisé dans les festivals
 30/07/2010 - Biocarburants : La France en consomme 2,5 millions de tonnes
 30/07/2010 - Black Hat : des distributeurs de billets transformés en machines à sous
 30/07/2010 - Fraude massive aux chèques via un botnet russe
 30/07/2010 - Panasonic va lancer un caméscope pour réaliser des vidéos en 3D
 28/07/2010 - Les réassureurs européens menacés aux Etats-Unis
 28/07/2010 - Les transferts d'avocats conduisent les cabinets à repenser leur organisation et leur modèle
 28/07/2010 - Madoff : les bénéficiaires de sa gestion dans le collimateur du liquidateur


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Une escroquerie aux fausses annonces de logement mise à jour

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:22.

Un homme suspecté d'avoir escroqué 77.000 euros à ses victimes en faisant paraître de fausses petites annonces de locations de logement a été mis en examen dans le Val-de-Marne.
Une importante escroquerie au logement vient d'être mise à jour dans le Val-de-Marne, grâce à la vigilance d'un internaute. Un homme de 29 ans proposait des logements en location via des sites de petites annonces, et demandait au préalable un versement en espèces ou par mandat postal. Une fois les arrhes versées, il disparaissait dans la nature. D'après la police, au moins 15 personnes auraient été piégées, et la somme de l'escroquerie s'élèverait au moins à 77.000 euros.

Intrigué par une annonce alléchante, un internaute a alerté la police après avoir constaté que le logement proposé dans l'annonce n'existait pas. Un signalement a permis d'établir qu'une arnaque similaire avait été constatée dans le Haut-Rhin, et que les paiements convergeaient vers un bureau de la Poste du Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. «Le procédé est un peu gros mais les gens sont tellement aux abois sur les questions de logement que ça peut marcher», a déclaré une source policière. Le suspect, un Béninois en situation irrégulière, a été interpellé et mis en examen par un juge d'instruction de Créteil. Une perquisition à son domicile a permis de mettre la main sur plusieurs ordinateurs et de retracer le cheminement des sommes en espèces qui étaient reversées sur des comptes en Suisse ou envoyées au Bénin. Un service spécialisé dans la délinquance financière devrait se saisir prochainement de l'affaire.
Batiactu.com 29.07.10

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Les opérateurs français tentent de valoriser un métier pour lequel ils demandent aussi plus de flexi

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:20.

Les entreprises de la relation client à distance cherchent de nouveaux modèles économiques, pour se développer en France sous réserve d'une plus grande souplesse dans l'organisation du travail.
Les centres d'appels ont mauvaise réputation auprès de l'opinion publique, considérant souvent les conditions de travail comme particulièrement dures dans ce secteur. « Dans certains centres, le travail est perçu comme pénible en raison de l'organisation et des conditions de travail », écrivait en effet l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) en 2007. Une pénibilité liée principalement aux exigences en termes de productivité et de coûts, et qui subsiste encore chez certains opérateurs en 2010. Mais d'autres ont fait le choix d'améliorer les conditions de travail, notamment pour ce qui concerne l'environnement bruyant ou l'ergonomie. Des efforts qui sont possibles, pour Olivier Duha, cofondateur et coprésident de Webhelp, parce que « l'offshore[les centres d'appels situés à l'étranger, NDLR]accroît l'offre en France ». Il explique que les activités pratiquées à l'étranger qui, selon lui, ne pourraient pas être pratiquées dans notre pays, dégagent des bénéfices qui permettent de s'extraire des contraintes liés aux réglementations du travail françaises. Un état des lieux qui n'est pas partagé par certaines organisations syndicales, qui dénoncent le surcroît de travail lié aux suppressions de poste en France, et rappellent que les pressions exercées par les donneurs d'ordre en termes de rentabilité se répercutent sur les télé-opérateurs. Sur ce dernier point, les dirigeants des centres d'appels ne sont pas loin de donner raison aux syndicats, et se désolent de constater que les pouvoirs publics n'ont pas bien pris la mesure de ce que signifiaient d'être « donneur d'ordre ». En clair, opérateurs téléphoniques, banques, services publics, etc. loin d'être clients des centres d'appels sont ceux qui imposent leurs conditions, visant le plus souvent à réduire leurs propres coûts, à ces entreprises prestataires de service.

Le travail à domicile privilégié


Certains spécialistes de la relation client, comme Easycare, tentent de contourner ces difficultés en privilégiant le travail à domicile, ou « homeshoring », rendu possible grâce aux outils informatiques. La société y voit « un gain partagé aussi bien par le donneur d'ordres que par le salarié. Le premier, qui économise les frais de structure, bénéficie d'un service plus économique et plus flexible. Le second gagne en confort de vie et en pouvoir d'achat. »Contrairement à Bercy? qui estime le nombre d'emplois français dans les centres d'appels à 150.000, sans réelle évolution depuis 2004, les entreprises de la filière considèrent qu'elles représentent entre 280.000 et 300.000 emplois, dont 85 % de salariés situés en France. Selon le SP2C (Syndicat professionnel des centres de contact), la part de la population active travaillant dans des centres d'appels est de 0,76 % en France contre 21 % au Royaume-Uni. Une situation qui tiendrait au « manque de compétitivité de la France dans ce domaine ».
Les Echos.fr 29.07.10

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La couverture du matériel utilisé dans les festivals

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:18.

Pour le public, les festivals sont avant tout des spectacles durant lesquels les artistes se succèdent sur la scène. Pour les organisateurs, c'est avant tout une logistique, des kilomètres de câbles et des tonnes de matériels pointus, extrêmement chers, qu'il faut absolument assurer afin d'être indemnisé en cas de pépins.
Qu'ils soient de petites, de moyennes ou de grandes envergures, les festivals sont gourmands en appareils électroniques . Les enceintes pour la diffusion du son, les projecteurs pour l'éclairage, tous les ordinateurs et autres tables de mixage installés dans la régie sont très fragiles et souvent très couteux. Les organisateurs de festivals ont donc tout intérêt à assurer le matériel qu'ils utilisent dans le cadre des spectacles. Nous avions évoqué le cas du festival de Cannes couvert à hauteur de 2,3M d'euros pour l'ensemble du matériel et des techniciens opérant pendant l'évènement.

C'est la garantie dommage du contrat d'assurance qui entre en jeu en cas de dégâts constatés sur le matériel. Une garantie millimétrée par les sociétés en charge de la couverture des festivals. « Nous allons regarder dans la configuration même de l'organisation du festival ce qui est sous sa responsabilité, ce que les organisateurs ont amené comme matériel et ce qui a été apporté de l'extérieur via les groupes ou les producteurs » explique Olivier Matos, responsable du pôle événement chez Aon.

Chacun de ces trois cas de figure entre dans une garantie bien spécifique. En premier lieu, la responsabilité civile dommage couvre les dégâts occasionnés sur le matériel confié à l'organisation. Il s'agit par exemple des instruments de musique des artistes endommagés par un membre de l'organisation ou la chute d'une enceinte appartenant à la société organisatrice. Le matériel apporté par les organisateurs est quant à lui couvert dans le cadre de la garantie dommage. Enfin, tout ce qui vient de l'extérieur, des artistes eux-mêmes ou des sociétés de production, est garanti par les assurances des concernés. « Nous n'allons pas mettre double garantie pour ce qui touche, par exemple, au matériel des musiciens » poursuit Olivier Matos.

Concrètement pour ce genre d'évènements, il n'existe pas vraiment de règles. Les assureurs font du cas par cas. En ce qui concerne les artistes indépendants non couverts pour leurs instruments de musique et leur matériel, certaines compagnies acceptent de les prendre en charge en assurance dommage le temps du festival.
News-assurances.com 29.07.10

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Biocarburants : La France en consomme 2,5 millions de tonnes

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:17.

Soutenu par la Commission Européenne et l'Ademe, l'Observatoire des énergies renouvelables vient de publier le baromètre EurObserv'ER sur les biocarburants. Il en ressort que durant l'année 2009, la consommation de biocarburants dédiés aux transports de l'Union européenne a atteint le seuil des 12,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). La France affiche les 2,5 millions de tonnes.
Durant l'année 2009, la consommation de biocarburants dédiés aux transports de l'Union européenne a atteint le seuil des 12,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Ce résultat marque une nouvelle diminution du rythme de croissance de la filière, soit 18,7% seulement entre 2008 et 2009, qui n'ajoute que 1,9 million de tonnes équivalent pétrole à la consommation de 2009 par rapport à celle de 2008.
L'étude rappelle que le taux d'incorporation des biocarburants dans le contenu énergétique de l'ensemble des carburants utilisés dans les transports de l'UE ne devrait pas dépasser les 4% en 2009. «On est encore très loin de l'objectif des 5,75% en 2010 de la directive européenne sur les biocarburants de 2003, qui nécessiterait une consommation de biocarburants de l'ordre de 18 millions de tonnes équivalent pétrole», souligne l'étude. Ainsi, pour atteindre cet objectif, l'Union européenne devrait augmenter sa consommation de 6 millions de tonnes équivalent pétrole, «ce qui paraît peu réaliste», commente l'étude.

Concernant la France, l'étude révèle que notre pays devrait avoir atteint son objectif de 2009, soit un taux d'incorporation de 6,25%. La consommation française de biocarburant s'est ainsi élevée à 2,5 millions de tonnes équivalent pétrole en 2009, soit une augmentation de 10,4% par rapport à 2008. A noter que la France se situe en seconde position derrière l'Allemagne avec 2,8 Mtep.

L'étude souligne également que la progression des filières biodiesel et bioéthanol a été sensiblement la même, soit 10,6% pour le biodiesel, avec 2.055.556 tonnes équivalent pétrole consommés en 2009 et 10% pour le bioéthanol, avec 455.933 tonnes équivalent pétrole consommés en 2009. «Cette progression sans surprise s'explique par la législation mise en place par les pouvoirs publics qui, depuis la loi de finances 2005, ont introduit une nouvelle taxe qui s'applique sur la consommation des carburants basée sur leur prix de vente», explique l'étude.
Quant à la répartition de la consommation européenne des biocarburants dédiés aux transports, elle reste largement à l'avantage de la consommation de biodiesel qui représente, en contenu énergétique, 79,5% du total, soit 9 millions, contre 19,3% de bioéthanol. La France a produit 1.815 milliers de tonnes de biodiesel en 2008 et 1.959 milliers de tonnes en 2009. La part de l'huile végétale carburant tend à se marginaliser avec 0,9 %.
Batiactu.com 29.07.10

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Black Hat : des distributeurs de billets transformés en machines à sous

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:16.

Contraindre un distributeur automatique de billets à offrir de l'argent, c'est possible, en théorie, et pour un expert confirmé. Lors de la conférence Black Hat, Barnaby Jack a mis en lumière des vulnérabilités physiques et logicielles dans les équipements. Celles-ci peuvent être corrigées, et le sont parfois déjà.
La conférence de Barnaby Jack consacrée à la sécurité des distributeurs automatiques de billets (ATM) était très attendue à la Black Hat. Et pour cause puisqu'elle arrive avec un an de retard. Sous la pression d'un fabricant de distributeurs, l'employeur du chercheur, Juniper, avait contraint Barnaby Jack à renoncer.
Depuis l'expert a changé d'entreprise et occupe désormais la fonction de directeur des tests de sécurité de la société IOActive. Pour démontrer la vulnérabilité des distributeurs à certaines attaques, Barnaby Jack disposait durant son exposé de deux appareils (des constructeurs Triton et Tranax).

La carte-mère du DAB insuffisamment protégée


L'expert, qui a consacré plusieurs années au hacking d'ATM, a présenté deux méthodes différentes pour attaquer un distributeur sous Windows CE : une première, physique, faisant appel à une clé maître achetée sur Internet et à un support USB modifiant le firmware ; une deuxième, logicielle et distante celle-ci, permettant d'exploiter une faille dans la manière dont les distributeurs authentifient des mises à jour de leur firmware.
L'intrusion physique dans un DAB n'est pas une mince affaire puisque ces équipements disposent généralement de systèmes d'alarme. Néanmoins, les travaux de Barnaby Jack visent à démontrer que certaines faiblesses persistent et qu'un individu malveillant peut en tirer profit.
La carte-mère du PC intégré au DAB n'était ainsi protégée (les modèles de Triton et Tranax ne seraient pas les seuls concernés) que par une clé. Or celle-ci n'est pas unique et il est possible d'en acquérir une sur un des nombreux sites en proposant à la vente sur Internet. Grâce à un support USB, le chercheur a ensuite pu modifier le firmware.

Un rootkit implanté pour dérober des données des utilisateurs

Mais Barnaby Jack a surtout démontré la possibilité d'exécuter une attaque distante sur un distributeur de billets. Grâce à un portable connecté à un DAB, il a pu exploiter la fonctionnalité de monitoring distant (activée par défaut sur ces équipements) qui comporte une faille au niveau de son système d'authentification, et implanter un rootkit.
Cet accès permet à l'attaquant d'accéder à des données sensibles de paramétrage, comme les mots de passe maîtres, mais aussi de capturer les données enregistrées sur le distributeur (lors d'un retrait par un utilisateur par exemple).
L'expert a conçu un outil graphique baptisé Dillinger lui permettant d'extraire des données ou d'actionner un mode « Jackpot ». Cette deuxième action, spectaculaire (et pensée pour une démonstration en public), commande un retrait d'argent sur le distributeur.
A l'issue de sa présentation, le chercheur en sécurité a suggéré aux constructeurs de proposer des améliorations en matière de protection physique et/ou un système de clé unique par DAB. Jack recommande également la désactivation par défaut de l'accès distant et une signature au niveau noyau des exécutables afin de bloquer des attaques telles que celles qu'il a présentées.
Le constructeur Triton participait à la conférence Black Hat. Il a notamment indiqué qu'une mise à jour (logicielle et matérielle) de son système avait été effectuée dès novembre 2009 (grâce au travail du chercheur). Toutefois, il a précisé que tous les clients n'avaient pas souhaité déployer ces protections.
ZDNet.fr 29.07.10

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Fraude massive aux chèques via un botnet russe

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:14.

Selon SecureWorks, le botnet ZeuS servait les fins d'une organisation criminelle russe qui l'aurait utilisé pour détourner des millions de dollars en chèques.
La fraude aux chèques est un crime un peu dépassé à l'heure du numérique. Une organisation criminelle russe utilise pourtant des techniques de cybercrime pour réaliser des opérations de falsifications de chèques automatisées s'élevant à plusieurs millions de dollars de préjudice. Elle passe notamment par l'utilisation de botnets, de bases de données financières et d'archives de chèques numérisés. L'organisation, surnommée BigBoss suite à la découverte du nom sur un serveur utilisé durant la fraude massive, a été mise au jour par des chercheurs de SecureWorks. Joe Stewart, directeur d'analyse des malwares pour l'entreprise, précise qu'il s'est aperçu de l'existence de BigBoss durant l'analyse de code botnet sur Internet.

Une large récolte d'informations bancaires


Les botnets sont des systèmes de commande très élaborés, utilisés par les criminels pour contrôler les PC infectés. Ceux sur lesquels SecureWorks effectuait ses recherches, les « ZeuS », sont principalement utilisés pour des délits bancaires, comme le vol d'informations bancaires et le transfert de fonds. Mais Joe Stewart admet que c'est la première fois qu'il relie un de ces codes à une combine de fraude sur chèques. « Je suis tombé sur un échantillon de ZeuS utilisant un tunnel VPN, ce qui était pour le moins inhabituel. Ils étaient en train d'accéder à des archives de copies numériques de chèques, et en téléchargeaient massivement. Ils s'étaient au préalable introduits dans des services d'encaissement ou même des bases de données d'entreprises ». C'est en utilisant la faiblesse de certaines authentifications et l'introduction de vulnérabilités dans les bases SQL des entrepôts de stockage de chèques que BigBoss serait parvenu à les infiltrer. Ironiquement, certaines des images de chèques proviendraient d'un réseau anti-fraude dédié aux commerçants acceptant ce système de paiement. L'organisation criminelle cherchait non seulement ces numérisations, mais aussi le numéro de routage ABA, celui du compte, le nom de l'entreprise et son adresse, et une image de la signature autorisée, le tout pour des milliers de sociétés.

Au final, l'arnaque a exploité frauduleusement 3285 chèques durant les douze derniers mois, totalisant près de 9 millions de dollars afin de piéger les banques pour qu'elles reversent les sommes à travers des comptes d'entreprises légales. Ils étaient dupliqués sur papier avec une précision confondante par le réseau criminel qui entretient apparemment des liens étroits avec la ville de St Petersbourg dans laquelle le groupe voulait transférer l'argent.

Des mules américaines


Les sommes étaient payées à des individus recrutés aux Etats-Unis par l'organisation et qui devaient reverser l'argent sur des comptes créés par BigBoss. Certaines de ces personnes pensaient même qu'il s'agissait d'un réel emploi pour une compagnie finlandaise. Quelques unes des façades étaient épelées avec des fautes d'orthographes suspicieuses, comme Succes Payment ou Global Busines Payment. Les recrutés agissaient donc comme des « mules », acceptant la tâche de déposer les chèques reçus dans leurs propres comptes et de transférer la somme en Russie après coup.

Selon les estimations de SecureWorks, ces mules gagnaient une commission de 15% si elles parvenaient à encaisser les chèques en une journée, ou 8% si elles mettaient plus de temps. BigBoss disposait d'une réserve de 2884 noms de candidats à ce poste ou ayant été contactés par l'organisation suite au dépôt d'une annonce d'emploi sur Internet. Par ailleurs l'organisation aurait aussi piraté des bases de données dédiées à la recherche d'emploi pour dénicher ses recrues.

Il n'est pas encore établi si ces mules avaient connaissance de l'illégalité de leurs activités, mais Joe Stewart en a contacté une douzaine, et a même été frapper à la porte de deux de ces individus pour entendre directement leur version des faits. « Ils ont su directement de quoi je leur parlais. Ils ont souvent admis ne pas avoir compris dans un premier temps ce qui leur arrivait après avoir été contactés par BigBoss, mais au bout d'un certain moment, ils avaient fini par réaliser de quoi il s'agissait ». Une de ces mules a même expliqué que lorsqu'elle ne donnait pas, au bout de deux jours, les informations concernant le transfert de fond, le groupe n'abandonnait pas pour autant. Il lui téléphonait et réclamait l'argent, avec notamment une femme parlant anglais avec un accent russe.

Rester sous le radar des banques

La limite des chèques était de moins de 3000 $ (plutôt entre 2700 et 2900 en général), pour ne pas éveiller les soupçons des banques américaines qui ont certaines obligations lorsque le montant dépasse ce palier. Pourtant, certaines d'entre elles ont malgré tout remis en question la validité de ces chèques, ajoute Joe Stewart, notant qu'il est encore difficile de dire à quel point BigBoss a réussi son coup. SecureWorks a évidemment partagé sa trouvaille avec la justice américaine, et recommande aux entreprises d'utiliser un service appelé « Positive Pay » pour éviter de telles escroqueries.

Même si la plupart des opérations de BigBoss se déroulaient à partir de la Russie et via Internet, il pourrait y avoir eu complicité sur le territoire américain étant donné que la livraison des chèques se déroulait de nuit à partir d'endroits situés aux Etats-Unis. D'après Joe Stewart, l'utilisation d'un trafic crypté par VPN était un moyen d'empêcher la détection des transferts frauduleux par des dispositifs IPS/IDS. « Le principal usage du tunnel VPN était d'autoriser le pirate à rediriger le trafic vers les bots, outrepassant les firewalls et la translation d'adresse qui bloqueraient en principe les connexions provenant d'Internet ». En trois mois, SecureWorks a été en mesure de comprendre les objectifs réels de ce botnet en l'analysant au même titre que tout autre PC infecté.
Le Monde Informatique.fr 29.07.10

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Panasonic va lancer un caméscope pour réaliser des vidéos en 3D

 Article rédigé le 30/07/2010 à 09:13.

Le groupe japonais a présenté hier une gamme de caméscopes grand public pour réaliser des vidéos personnelles en trois dimensions (3D), une évolution attendue après la commercialisation récente de téléviseurs adaptés à ce format.
Il s'agit, selon Panasonic, des premiers modèles grand public capables de capter des images vidéo en relief en qualité haute-définition, même s'il existe déjà par ailleurs des appareils photo numériques avec une fonction vidéo tridimensionnelle.
Les Echos.fr 29.07.10

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Les réassureurs européens menacés aux Etats-Unis

 Article rédigé le 28/07/2010 à 09:14.

Les assureurs et les réassureurs européens préviennent que la proposition de loi Neal, qui prévoit de taxer les cessions internes de réassurance de groupes dont le siège n'est pas aux Etats-Unis, entraînera une hausse des tarifs d'assurance.
Les assureurs et les réassureurs européens sont vent debout contre une proposition de loi américaine et ils sont bien décidés à faire valoir leurs arguments. Lundi, le CEA, la fédération qui les représente à l'échelon européen, a écrit à la Chambre américaine des représentants pour l'alerter des« conséquences négatives et involontaires »qui résulteraient de l'adoption d'un projet de loi prévoyant de taxer les transferts de risques au sein de groupes – assureurs et réassureurs – dont le siège n'est pas aux Etats-Unis. Aujourd'hui, les filiales américaines d'assureurs ou de réassureurs étrangers peuvent déduire fiscalement les montants de primes réassurés en interne auprès de leur groupe. La proposition de loi HR 3424, déposée par Richard Neal, représentant démocrate du Massachusetts, prévoit de mettre fin à cette exemption pour les volumes de primes dépassant la moyenne du secteur. Le sujet n'est pas nouveau. Une tentative similaire avait été menée au début des années 2000, dans le cadre du lobbying conduit par certains assureurs américains pour favoriser une réassurance nationale. Sont tout particulièrement visés les montages de réassurance financière qui permettent une évasion fiscale vers les Bermudes, sans réel transfert de risque.

Promesse de campagne

La proposition de loi semble aujourd'hui particulièrement dans l'air du temps.« Cela fait écho à la promesse de campagne de Barack Obama de réduire l'injustice fiscale, explique un expert. La réassurance aux Bermudes était alors clairement visée. »Le texte s'inscrirait aussi dans la tendance à vouloir taxer les institutions financières porteuses de risque systémique. Ce qui fait d'ailleurs particulièrement bondir les assureurs et les réassureurs (« Les Echos » du 1er mars).Aux Etats-Unis, le sujet a pris une vraie tournure grand public. Et pour cause : selon le collectif Coalition for Competitive Insurance Rates (CCIR), cette nouvelle taxation se traduirait par une« hausse dramatique des tarifs d'assurance »aux Etats-Unis. Le CCIR, qui table sur une réduction de 20 % de la capacité de réassurance, évoque un surcoût de 11 à 13 milliards de dollars par an, immédiatement répercuté sur le consommateur américain par une hausse de ses tarifs d'assurance. Avec des conséquences immédiates pour les Etats les plus exposés aux catastrophes naturelles, comme la Californie, la Floride, New York et le Texas. Dans un film plutôt percutant, mixant pédagogie et lobbying, le CCIR explique au grand public que« la réassurance sert à réduire les primes d'assurance, en répartissant le risque dans le monde entier ». Et il rappelle que les assureurs et réassureurs étrangers ont payé 64 % des 26,8 milliards de dollars de reconstruction de New York après les attentats du World Trade Center et 60 % des 59 milliards de dégâts occasionnés par les ouragans Katrina, Rita et Wilma. Le CEA surfe sur la même tendance.« La suppression de l'exonération fiscale pour la réassurance entre entités d'un même groupe conduira à une hausse des tarifs d'assurance, du fait du coût supporté par les assureurs et les réassureurs présents aux Etats-Unis »,explique la fédération, rappelant qu'ils y représentent 15 % de l'assurance directe et 50 % de la réassurance. Elle insiste aussi sur la double peine fiscale que supporteront les acteurs européens, qui acquittent déjà 25 % d'impôt en moyenne. Le CEA passe en revanche sous silence le fait que, s'il existe une vraie concurrence entre places assurantielles, Zurich, Dublin et Luxembourg en sortent plutôt bien placées.
Les Echos.fr 28.07.10

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Les transferts d'avocats conduisent les cabinets à repenser leur organisation et leur modèle

 Article rédigé le 28/07/2010 à 09:12.

Pas moins de 114 associés ont changé de cabinets d'avocat au premier semestre en France, soit une augmentation de 41 % par rapport à la même période de 2009. Les cabinets secoués par de nombreux départs, parfois des équipes entières font défection, se réorganisent et cherchent à optimiser leur modèle économique.
Les transferts d'équipes d'un cabinet d'avocat à un autre auront rarement été aussi nombreux que sur les six premiers mois de l'année. Au total, 114 associés ont ainsi changé de cabinet en France au cours de cette période, soit une augmentation de 41 % par rapport à un an plus tôt, selon des chiffres de Day One. Jamais autant d'associés n'avaient bougé en un semestre depuis cinq ans, explique même ce cabinet de conseil spécialiste du secteur des services professionnels.

Au nombre des derniers mouvements, quatorze personnes, issues du cabinet Lefèvre Pelletier & associés (LPA), viennent de rejoindre le cabinet international Salans (lire encadré). Début mai, dix avocats associés, eux aussi issus de LPA, avaient rejoint le britannique Wragge & Co pour créer son bureau français. De son côté, le cabinet Willinski Scotto et associés a fait scission en juin et donné naissance à deux nouvelles entités : WSA Avocats et Scotto et associés. Et encore auparavant, c'est le cabinet Courtois Lebel qui a vu partir neuf personnes, dont deux associés, au profit du cabinet d'origine américaine Reed Smith. Au total, ce sont surtout les spécialistes des fusions et acquisitions et de l'immobilier qui ont le plus bougé.

Secouées par ces départs, les structures quittées ne s'en laissent pas compter. « Nous cherchons à nous rapprocher d'un autre cabinet non pas pour pallier des départs mais parce que nous nous estimons mûrs pour la consolidation », assure Philippe Pelletier, associé cofondateur du cabinet LPA. « Nous voulons prendre notre temps et ne pas agir dans l'urgence », ajoute-t-il. Une prudence de bon ton après que le projet de fusion fort avancé avec le cabinet PDGB a finalement échoué. « Il était fort bien dessiné sur le papier mais présentait trop d'aléas », explique Philippe Pelletier.

Travail en collectif


Pour l'heure, le mot d'ordre des cabinets d'avocat est plutôt « le travail en collectif ». Un défi de taille puisqu'il consiste à mieux faire régner un esprit collectif au sein d'une profession, par nature, très individualiste. Mais une nécessité qui s'impose compte tenu des demandes des clients, des difficultés économiques et des contraintes du marché. Dans cette veine, LPA vient de promouvoir trois femmes au rang d'associés, l'une d'entre elle, Olivia Michaud, par promotion interne et les deux autres - Naïma Zitouni et Antonia Raccat -par le biais de recrutements latéraux en provenance respectivement des cabinets Jones Day et Salans.

Chez Courtois Lebel, le départ de Nicolas Sauvage pour Reedsmith a provoqué un changement de gouvernance et porté Philippe Courtois et Sébastien Robineau à la cogérance. Enfin, de son côté, Serge Wilinski, l'un des cofondateurs de Wilinski Scotto et associés, et son équipe ont tout remis à plat pour créer WSA Avocats, suite au départ de Lionel Scotto, l'autre cofondateur, et d'une partie de l'équipe. WSA - qui a déménagé et changé d'identité visuelle -a redéfini son projet d'entreprise, avec notamment une réorientation à l'international, via des partenariats, et le souci de développer en interne un fort esprit entrepreunarial avec un mode de rémunération adapté.
Les Echos.fr 28.07.10

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Madoff : les bénéficiaires de sa gestion dans le collimateur du liquidateur

 Article rédigé le 28/07/2010 à 09:11.

Irving Picard ne lâche rien. Il est même plutôt tenace. Et pour cause, le liquidateur américain de la société de courtage de Bernard Madoff veut dédommager au mieux les victimes de la fraude pyramidale de l'escroc, qui purge actuellement une peine de prison de 150 ans. Pour cela, il doit recouvrer des sommes astronomiques pour une arnaque un temps estimée de 50 milliards de dollars. Plus raisonnablement, les pertes nettes des clients ont été évaluées à 20 milliards de dollars.
Après avoir engagé des procédures contre les fonds qui ont alimenté le système frauduleux, Irving Picard a décidé de s'attaquer désormais à tous ceux qui ont gagné de l'argent avec l'escroc. Il a identifié environ 2.000 investisseurs qu'il a qualifiés de« bénéficiaires nets »dans le « Wall Street Journal ».« Les gens qui ont fait de l'argent, qui ont obtenu plus, l'ont fait au détriment de ceux qui n'en ont plus »,a-t-il déclaré à notre confrère. Pour cela, il brandit l'arme du « claw back », une procédure qui permet de réclamer les capitaux indûment retirés.

Une quinzaine de procédures

Dans le cas des fonds nourriciers, il s'est focalisé sur les retraits opérés dans les trois mois qui ont précédé la révélation du scandale et l'arrestation de Bernard Madoff, le 11 décembre 2008. Dans le cas de Luxalpha, la sicav luxembourgeoise dans laquelle se concentrent les victimes fran çaises, la somme réclamée est rondelette, puisqu'elle atteint 535 millions de dollars. Les liquidateurs de Luxalpha ne l'entendent pas de cette oreille. Ils cherchent eux-mêmes à faire payer UBS , la banque dépositaire de la sicav. Pour le moment, en vain. En dix-huit mois, Irving Picard a engagé une quinzaine de procédures civiles et obtenu quelques résultats : 1,5 milliard de dollars sur les 15 milliards de dollars visés. L'an passé, Banco Santander avait versé 235 millions de dollars, car son fonds Optimal nourrissait le dispositif. Irving Picard a également vendu des biens du couple Madoff (bijoux, yachts, vêtements) pour gonfler la somme. Il a aussi fait appel à la bonne volonté de certains investisseurs. Ainsi, en 2009, il a envoyé plusieurs centaines de lettres demandant à des bénéficiaires de la gestion Madoff de rendre les sommes injustement perçues. Très peu se sont exécutés. La famille Levy, à la tête d'œuvres caritatives, en fait partie. Elle est venue, fin janvier, négocier un arrangement de 220 millions de dollars avec le liquidateur. Irving Picard avait alors déclaré dans un communiqué :« Les Levy ont agi honorablement et doivent être salués. Nous espérons que d'autres suivront leur exemple. »Il leur en faudra plus. Irving Picard compte désormais venir les débusquer à coups de procédure. Pour les supposés initiés, il ne prendra pas de gants. A l'image de Fairfield et des 43 accusés liés à ce fonds nourricier, dont Walter Noel, Jeffrey Tucker et Andres Piedrahita ses cofondateurs, contre qui il a lancé des poursuites. Il leur réclame plus de 3,6 milliards de dollars et les accuse d'avoir encaissé environ 390 millions de dollars de commissions de placement entre 2002 et 2008. Les placements Madoff n'offraient pas que de bons rendements.
Les Echos.fr 28.07.10

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